Charte des « valeurs québécoises » ou comment ajouter du bleach dans le nettoyage social de leur « sale linge migratoire »

Qui donc aurait aujourd’hui le guts d’être contre la promotion et l’affirmation de la laïcité, de la neutralité de l‘État et de l’égalité homme-femme ? Personne, sauf les fondamentalistes de tous bords ! Mais ne nous y trompons pas : derrière la Charte des « valeurs québécoises », ou devrait-on dire plutôt des « valeurs péquistes » (du Parti québecois – PQ), se cache en fait l’affirmation que le voile islamique serait en toutes circonstances, partout et pour toutes, un symbole et un outil de la domination masculine. Il convient donc de sauver ces idiotes soumises et aliénées de québécoises musulmanes voilées, qu’elles soient d’origines étrangères ou nées au Québec.

Pour ce faire, il faudrait absolument légiférer en interdisant au sein des Institutions publiques et parapubliques :

– Aux femmes musulmanes de porter un foulard, qu’il soit partiel ou intégral ;

– Aux hommes musulmans de porter un couvre-chef ;

– Aux hommes sikhs de porter un turban ;

– Aux femmes juives de porter des perruques ;

– Aux hommes juifs de porter la kippa ou un chapeau orthodoxe.

Et cela, quelles que soient les conditions de santé et de sécurité au travail qui contreviendraient ou pas au port de ces vêtements, quel que soit le contact existant ou non avec le public, quel que soit le niveau de pouvoir coercitif conféré à certains de ces agents de l’État, et quels que soient les problèmes organisationnels que cela peut créer parfois ou pas du tout.

Ainsi, notre fonctionnaire voilée qui travaille dans les bureaux de Revenu Québec devra changer de travail, alors que son mari intégriste islamiste pourra continuer d’y travailler sans raser son ostentatoire barbe. Elle devra aller faire le ménage dans l’école confessionnelle financée par l’État où ils envoient leur fille de 8 ans qui elle n’a pas choisi, contrairement à sa mère, de porter le hidjab. Qu’importe, cette loi sera votée coûte que coûte, sous le regard bienveillant du Christ perché sur le crucifix de l’Assemblée Nationale.

Hyper logique la laïcité péquiste !

Car voyez-vous, cette Charte permettra de libérez ces femmes forcément dominées par leur mari, leurs frères, leurs cousins, leur communauté, leur culture et leur religion. Et oui, il n’existe qu’un type de femme émancipée au pays : sans voile, elle mange de la poutine québécoise, boit de la bière québécoise, et bouffe du ragoût de porc québécois à Noël. Libérez-vous comme des bourgeoises blanches, ou cachez-vous ! En tout cas, remerciez Pauline et les féministes collectivistes* pour nous imposer leur laïcité à géométrie variable où le corps de certaines femmes sert à exclure les pas comme eux-autres

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*Les féministes pro-charte prétendent promouvoir un « féminisme collectif », sous-entendu pour toutes les femmes. Le terme « collectif » est ici préféré à son ancêtre « universaliste », vu qu’elles ont quand même lu Angela Davis qui l’a totalement disqualifié (mais l’ont visiblement mal comprise). Cela leur permet ainsi de dénigrer le féminisme anti-charte de la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) qu’elles qualifient d’« individualiste » (terme à connotation négative). Alors usons à notre tour de dénigrement : en effet, la même dérive d’aplanissement identitaire où l’égalité et l’émancipation passaient forcément par une communauté d’expérience, de travail, de classe et de culture a été mise en œuvre par le collectivisme socialiste (avec la réussite que l’on connait…).

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