Abolitionnisme prostitutionnel : De la pathologie au crime, ou la construction d’un fléau social fantasmé

[Pour l’Alliance Féministe Solidaire pour les droits des travailleuses(rs) du sexe (Montréal), 20 août 2013 : http://www.alliancefeministesolidaire.org/2013/08/abolitionnisme-prostitutionnel-de-la-pathologie-au-crime.html]

(Pour mieux comprendre cet article : lire celui-là avant)

Au même titre que l’humanisme, le féminisme est en 2013 un héritage commun : il a permis d’entamer au sein de nos sociétés l’émancipation de normes socioculturelles structurées par la domination des hommes cis hétéros blancs. Avant ce féminisme, il n’y avait pas pour les femmes d’autonomie (morale et sexuelle) et de droit de disposer de son corps comme on l’entendait. Cette nouvelle possibilité d’autonomie corporelle et sexuelle en dehors du cadre hétérosexiste et colonial a constitué les bases des mouvements d’émancipation LGBTIQ qui ont suivis le féminisme émancipateur : grâce au féminisme, des hommes et des femmes ont pu s’émanciper des normes identitaires et sexuelles (binaires) de féminité/masculinité hégémoniques. Les travailleuses et les travailleurs du sexe (TDS) aussi. L’abolitionnisme prostitutionnel ou « néo-abolitionnisme », qui se présente comme féministe, jette justement aux oubliettes la colonne vertébrale de ce proto-féminisme émancipateur. C’est parce qu’il s’agit là d’une imposture néo-sexiste [1] et capacitiste [2].

Nous le savons, les féministes anti-choix ne cessent de répandre des tissus de mensonges jamais référencés [3] et sont prêtes à sacrifier notre santé publique et celle de milliers de concitoyen.ne.s [4]. Je ne reviendrais pas sur les nombreuses contradictions qui parcourent leur idéologie, d’autres l’on parfaitement bien expliquer aussi [5]. Ici, il va être question de déconstruire un peu plus précisément les représentations (néo-)abolitionnistes, en mettant en lumière leur aspects totalisants, qui mettent en alterité les travailleuses et les travailleurs du sexe et leurs client.e.s, les construisant comme de véritables parias agents d’un pseudo fléau social que serait entièrement la prostitution. L’analogie avec des périodes peu glorieuses de notre Histoire où d’autres groupes de la population étaient eux-mêmes désignés comme fléaux sociaux est d’ailleurs troublante. Explications.

Tautologie primordiale : amalgamer pour mieux pathologiser ?

On le sait, les féministes anti-choix se représentent la totalité des travailleuses du sexe comme des victimes du patriarcat et de la traite des êtres humains. Pour cela, elles s’appuient – quand c’est le cas – sur des statistiques sensationnalistes invérifiables voire plus que fantaisistes [6]. Ainsi, en réduisant toutes les TDS à des victimes alors même que nombre d’entre elles leur expliquent sans relâche le contraire, cela leur permet d’affirmer et ressasser leur tautologisme fondateur : le travail du sexe est, de façon inhérente, dégradant pour les femmes, puisqu’elles sont toutes victimes de la traite (exploitation) et/ou du patriarcat (aliénation) ; alors par définition, il ne peut pas être réformé et il faut l’éliminer. Bref, le travail du sexe est anormal : socialement déviant, moralement inacceptable, psychologiquement pathologique – qu’on l’exerce ou qu’on l’achète. Il conviendrait donc de sauver ces êtres humains à l’aide d’une politique paternaliste dont nous allons décoder les différentes facettes.

Féminisme carcéral : criminaliser pour mieux sauver ?

Dans leurs discours, les féministes anti-choix affirment parfois qu’elles appuient la décriminalisation des TDS. Sauf que dans les faits, et on ne le répètera jamais assez, elles freinent ou s’opposent à toutes réformes législatives ou constitutionnelles allant dans ce sens. On le voit en France avec les difficultés rencontrées par la sénatrice Esther Benbassa pour lancer l’abrogation de délit de racolage [7] pourtant promise par tous les progressistes. C’est le cas aussi au Canada où les féministes anti-choix se rangent aux côtés des groupes néoconservateurs et religieux intégristes pour faire appel en Cour Suprême des décisions portant sur la non-constitutionnalité d’articles du Code criminel qui font en sorte que ce sont les TDS – victimes ou non – qui se retrouvent en prison (notamment celles sans-papiers et les autochtones), qui sont exposées à des risques accrus d’infection au VIH et aux hépatites, qui vivent quotidiennement de la violence !

Ces groupes plaident une rhétorique totalisante de lutte contre l’exploitation sexuelle et le trafic humain, mais ce faisant entretiennent, justifient et se rendent complices de la marginalisation, de l’éclatement familial, de l’exclusion sociale et sanitaire de milliers de TDS. L’abolitionnisme prostitutionnel est en fait un féminisme carcéral [8] qui pathologise doublement :

– les TDS, qu’elles soient de vraies victimes des réseaux d’exploitation sexuelle ou qu’elles aient choisis un type d’émancipation par le travail considéré par les féministes anti-choix comme non-légitime…

– et leurs clients, quels que soient leurs états de santé ou leurs capacités physiques (handicap).

Pénalisation des clients : punir pour mieux guérir ?

Pour les féministes anti-choix, la pénalisation des clients est donc la deuxième facette de leur solution. « Pourtant, cette position ne règle en rien les problématiques [qu’elles dénoncent]. Lorsque la clientèle – tout comme la prostituée – est criminalisée, la négociation, la communication, mais également le « filtrage » sont plus difficiles. On peut voir cela avec le modèle suédois qui n’a pas réussi à améliorer les conditions de vie des TDS. Différent.e.s intervenant.e.s et chercheur.e.s suédois.e.s, mais également les ministères de la Justice et de la Police de Suède, ont émis de vives critiques [9] à l’endroit de la loi de 1999 qui pénalise les clients-proxénètes. Les TDS ne sont pas mieux protégés puisque ce modèle prohibitionniste les force à travailler dans l’ombre, tend à l’exacerbation de la répression à leur endroit et les éloigne des ressources sanitaires et juridiques » [10]. Le « Rapport d’Oslo sur les violences contre les TDS » [11] et le rapport « Risques, droits et santé » de la commission sur le VIH et le droit du PNUD [12] expliquent la même chose. Néanmoins, les féministes anti-choix font l’omerta sur l’ensemble de ces rapports et sur les résultats positifs obtenus par la Nouvelle-Zélande, s’accrochant bon an mal an au « modèle » suédois.

Mais au-delà de cette hypocrisie, une problématique sociale et politique majeure se fait jour. En effet, selon la position abolitionniste, il faudrait non seulement criminaliser les clients pour faire disparaitre la prostitution, mais aussi et surtout pour les éduquer. Ou devrait-on dire les rééduquer (sic.)? Car user des services sexuels d’une femme contre de l’argent serait en fait un problème d’éducation, d’enculturation au patriarcat. Les féministes anti-choix ne parlent surtout pas des hommes et des femmes qui achètent les services sexuels d’autres hommes pour ne pas se disqualifier (nous allons le voir plus loin). Mais surtout, en procédant ainsi, on construit les clients des travailleuses du sexe en déviants à une norme socioculturelle qui rendrait comme seule légitime la sexualité non-tarifiée. N’achetez pas de fellation, n’achetez pas de porno, ne fréquentez pas les clubs de strip-tease ! Non, car si vous faites cela, c’est que vous êtes au mieux mal éduqué, au pire malade, en tout cas anormal…

Soit. Mais si l’on suit cette logique jusqu’au bout, cela veut dire que les féministes anti-choix proposent de criminaliser des individus qu’elles se représentent comme pathologiques ou antisocial. Bref, surveiller et punir celles et ceux qu’elles se représentent comme « Autres » déviants. Comme on l’a fait si longtemps avec les malades mentaux/les, les handicapé.e.s, les homosexuel.le.s, les transexuel.le.s et j’en passe. La position abolitionniste en matière de prostitution nous montre ainsi son vrai visage en tentant de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tou.te.s les citoyen.ne.s l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils/elles sont considéré.e.s comme ennemi.e.s de la communauté. Ça ne vous rappelle rien ?

Invisibiliser la prostitution masculine : petits arrangements idéologiques avec le réel ?

La réalité des hommes qui exercent le travail sexuel est systématiquement tue par les féministes anti-choix, qui balaient d’un revers de la main la question en expliquant que cela ne concerne qu’une infime partie de l’industrie. On ne sait pas bien sur quelles données elles s’appuient ici encore pour affirmer cela, mais donnons leur au moins ce point : les observations empiriques des travailleurs sociaux et des associations par et pour les TDS qui travaillent sur la rue laissent penser que la majorité est composée de femmes. Soit. Sauf qu’on ne sait pas pour les TDS travaillant via l’Internet. Et lorsque l’on regarde du côté du « tourisme sexuel », on se rend compte que les femmes occidentales qui achètent directement ou indirectement les services sexuels de fringants jeunes hommes ne sont point marginales dans certains pays du Sud. Étant moi-même intervenant social auprès des travailleurs du sexe montréalais, je peux confirmer qu’ils sont plusieurs à m’avoir expliqué qu’ils avaient des clientes régulières. Alors bien sûr il est plus simple de passer ces réalités de la prostitution masculine – même minoritaires – sous silence, car sinon le tautologisme abolitionniste se disqualifie de lui-même…

En effet, comment expliquer que le travail sexuel soit la violence ultime faite aux femmes, alors même que des hommes le pratiquent et que des femmes l’achètent ? Même minoritaires, les violences systémiques liées à la criminalisation et à l’exploitation de leur travail restent inacceptables. Ou est-ce que pour les féministes anti-choix les violences subies par les travailleurs du sexe sont moins graves que celles subies par leurs consœurs ? Les hommes qui pratiquent le travail du sexe ne méritent-ils pas les mêmes considérations et la même protection face aux risques de violences, d’exploitation et de criminalisation liés à leur moyen de subsistance – qu’il soit choisi ou pas ? Bref, est-ce que par hasard les féministes anti-choix ne considèreraient pas que puisque ces hommes jouissent du privilège masculin et seraient donc intrinsèquement des agents du patriarcat, ils ne seraient que des arroseurs arrosés ? Et puis pourquoi elles ne parlent jamais des clientes ? On peut même se demander si elles les considèrent comme des femmes à part entière ?

Assistanat sexuel : cachez cet.te handicapé.e que je ne saurais voir… ni baiser

Le capacitisme qui régit nos sociétés et les représentations de la plupart de ses membres n’épargnent pas les féministes anti-choix. Bien au contraire. Citons par exemple Mme Bousquet, députée française anti-choix la plus célèbre, à propos de l’accompagnement sexuel pour les personnes handicapées : « Je suis contre. Moi, je souhaiterais être grande et mince, j’en suis frustrée, c’est ainsi. La vie est faite de frustrations. Les clients doivent l’accepter. Si l’on ne peut pas avoir de sexualité sans payer quelqu’un car on est handicapé, c’est triste, mais c’est ainsi ». Cette fin de non-recevoir à propos des droits humains des personnes handicapées – dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Fédération Internationale des Plannings Familiaux (IPPF) reconnait pourtant le droit à une pleine santé sexuelle – est un leitmotiv de l’abolitionnisme prostitutionnel [13].

On aurait espéré qu’en tant que progressistes, les féministes auraient été un des fers-de-lance de la lutte contre le capacitisme et pour la pleine égalité Républicaine, notamment grâce à leur légitimité épistémologique à parler d’émancipation corporelle, quel que soit le corps considéré. Mais malheureusement, il ne suffit pas d’être féministe ou soi-disant de gauche pour être relativiste sur le plan sexuel et du capacitisme : que l’État rembourse une chirurgie réparatrice pour le bien-être d’une femme excisée oui, mais payer un assistant sexuel pour une femme manchot, quelle horreur ! L’intolérable exploitation sexuelle de certaines femmes sert à justifier un féminisme à deux vitesses pour mieux entretenir l’handiphobie systémique. Il ne faudra donc pas compter sur les féministes anti-choix pour défendre l’accès des personnes handicapées et des TDS à leurs droits communs.

Des réalités variées pour une même putophobie : réduire l’être humain

Tout cela révèle des représentations anti-choix construites à partir d’un féminisme archaïque : essentialiste, différentialiste, très ethnocentrique et fondamentalement anti-sexe [14] (pensons aux putophobes et islamophobes Femen). Il n’existerait qu’une forme d’émancipation féministe incompatible avec le travail sexuel, conçu comme la forme ultime d’asservissement au patriarcat, au capitalisme et à la colonialité. Ainsi, en pathologisant les TDS comme leur client.e.s, on pathologise les deux acteurs d’un même fait social, et par conséquent le fait social dans sa totalité : l’échange de service sexuel contre de l’argent est en toutes circonstances pathologique et contraire à l’ordre moral… Il faut donc l’éliminer, comme on élimine un fléau. C’est ce même féminisme qui caricature la pornographie, le sadomasochisme et les transidentités à l’aide des mêmes déshumanisées représentations totalisantes, tout en n’ayant aucun impact concret sur la véritable exploitation sexuelle qui sévit tous les jours, et notamment la majorité des agressions sexuelles se déroulant dans le secret des familles ! On comprend mieux l’alliance objective entre les féministes anti-choix, les néoconservateurs et les intégristes religieux (qui détestent les femmes émancipées) : cette alliance est le fruit d’une même convergence idéologique hypocrite vers les conceptions politiques droitières les plus dures. Les féministes anti-choix ne sont pas progressistes, mais totalitaires.

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Notes :

[1] Sébastien Barraud. Abolition de la prostitution : féminisme imposteur, Alliance féministe solidaire pour les droits des travailleuses(rs) du sexe (AFS), Montréal, 17 mars 2013.

[2] « Le capacitisme est une forme de discrimination ou de jugement défavorable contre les personnes vivant un handicap. Le système de valeurs capacitiste, fortement influencé parle domaine de la médecine, place la personne capable, sans handicap, comme la norme sociale. Les personnes qui ne se conforment pas à cette norme doivent tenter de s’y conformer ou alors céder la place aux personnes qui incarnent cette norme. Dans ce système de valeurs, le handicap est une erreur, un manque,un échec, et non pas une conséquence de la diversité au sein de l’humanité »: Laura E. Marshak, Claire J. Dandeneau, Fran P. Prezant et Nadene A. L’Amoreaux, The School Counselor’s Guide to Helping Students with Disabilities, John Wiley and Sons,coll. « Jossey-Bass teacher », 2009.

[3] Voir par exemple cette récente tribune archétypale de l’idéologie néo-abolitionniste péremptoire: Christine Le Doaré. « Il est temps de pénaliser le client prostitueur ». Libération, 2juillet 2013. URL : http://www.liberation.fr/societe/2013/07/02/il-est-temps-de-penaliser-le-client-prostitueur_915424

[4] Pour abolition 2012, la prévention du VIH-sida est bonne à jeter.Syndicat du travail sexuel (STRASS), Paris, 13 avril 2013. URL : http://site.strass-syndicat.org/2013/04/pour-abolition-2012-la-prevention-du-vih-sida-est-bonne-a-jeter/

[5] Par exemple : Merteuil, Morgane. (2012). Libérez le féminisme ! Paris : l’Éditeur.

[6] Mathieu, Lilian. (2012). « De l’objectivation à l’émotion. La mobilisation des chiffres dans le mouvement abolitionniste contemporain », Mots. Les langages du politique [En ligne], 100 | 2012.URL : http://mots.revues.org/20989

Thierry Schaffauser. « Richard Poulin, faux expert et vrai putophobe ». Mediapart, 17 mai2013. URL : http://blogs.mediapart.fr/blog/thierry-schaffauser/170513/richard-poulin-faux-expert-et-vrai-putophobe

[7] Lire l’entrevue d’Esther Benbassa à ce sujet : http://www.seronet.info/article/esther-benbassa-senatrice-ecologiste-je-ne-suis-pas-moralisatrice-60697

[8] Melissa Gira Grant. La guerre contre les travailleuses du sexe. Traduction libre de The War on Sex Workers (février 2013) par le Club de traduction « Féminismes, luttes sociales et intersectionnalité » (intersectionnalite.forumactif.org). Alliance féministe solidaire pour les droits des travailleuses(rs) du sexe (AFS), Montréal, 5 mai 2013. URL : http://www.alliancefeministesolidaire.org/2013/05/la-guerre-contre-les-travailleur-se-s-du-sexe.html

[9] Susanne Dodillet et Petra Östergren. « La loi suédoise contre l’achat d’acte sexuel : Succès affirmé et effets documentés ». Document de conférence présenté à l’Atelier international : Décriminalisation de la prostitution et au-delà: les expériences pratiques et défis. La Haye,3 et 4 mars 2011. URL : http://www.petraostergren.com/upl/files/56646.pdf

[10] Pour une décriminalisation complète de la prostitution inspirée du modèle de la Nouvelle-Zélande, Alliance féministe solidaire pour les droits des travailleuses(rs) du sexe(AFS), Montréal, 21 juin 2013. URL :http://www.alliancefeministesolidaire.org/2013/06/pour-une-decriminalisation-complete-de-la-prostitution.html

[11] La Norvège, dont Oslo est la capitale, applique le « modèle »suédois. Voir ce compte-rendu : ht7p://feministire.wordpress.com/2012/07/01/the-oslo-report-on-violence-against-sex-workers/

[12] Rapport «Risques, droits et santé » de la commission sur le VIH et le droit du Programme des Nations-Unies pour le Développement : ht8p://www.hivlawcommission.org/resources/report/FinalReport-Risks,Rights&Health-FR.pdf

[13] Les petites frustrations de Mme Bousquet ne légitiment pas son mépris des droits humains fondamentaux. Syndicat du travail sexuel (STRASS),Paris, 4 septembre 2011. URL : http://site.strass-syndicat.org/2011/09/bousquet-frustration-et-handicap/

[14] La sexualité est éminemment subjective et dépend de facteurs tels que la libido, le désir, le plaisir, le consentement, les limites et les capacités physiques, le capital social et culturel, les connaissances biomédicales, la génération, l’autonomie morale, l’estime de soi, les discriminations, l’usage de produits psychoactifs, la santé mentale, etc. Or,parler de sexualité en pathologisant les déviants sexuels à une norme sexuelle(ici la norme de la sexualité non-tarifée), une norme coupée de la réalité, de la diversité des sexualités, de l’évolution des modes de vies et des représentations communautaires, et ayant comme seul et absolu point d’encrage la communauté morale, le contrôle social, la stigmatisation et la hiérarchisation des comportements, le rejet de l’éthique du consentement, c’est tout à fait anti-sexe car on construit un discours politique autour d’un objet– ici le travail sexuel – que l’on vide totalement de ses composantes psychosociales, émotionnelles, affectives et intersubjectives.

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