XVIe Conférence Internationale sur le Sida : prévenons notre avenir… Prévalence chez les MSM en Occident

[Pour l’association Warning : 26 septembre 2006 : http://www.thewarning.info/spip.php?article191%5D

Le chercheur américain Ron Stall nous a fait un tableau plutôt alarmant de la situation lors de sa présentation (« Re-emerging HIV epidemics among MSM in the United States and other indutrialized nations : evidence and insight »). Pour lui, il y a clairement une résurgence du VIH en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, au Canada et en Europe de l’ouest. On sait que cela est encore en débat, notamment en France, puisqu’on voit une augmentation des prises de risques, des IST, mais qu’on reste incapable de mesurer cette probable reprise des contaminations chez les gais. C’est en fait la projection dans l’avenir des taux de prévalence qui fait froid dans le dos, comme le souligne Jean-François Laforgerie dans Illico, le magazine des gais parisiens :

« La contamination des gays et bisexuels au virus VIH est à la hausse dans les pays développés et aux Etats-Unis. Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie) prévoit ainsi une forte progression de la maladie dans les années à venir aux Etats-Unis, au Canada, en Europe de l’Ouest, en Australie et en Nouvelle-Zélande, si le taux d’incidence (nombre de nouvelles contaminations sur un an) ne ralentit pas. Avec un taux d’incidence estimé aujourd’hui à 1,9 %, l’étude estime que 8 % des gays âgés de 20 ans sont séropositifs. Ce qui signifie qu’un quart de cette population sera infecté à 30 ans, et qu’à 60 ans, ce sera 58%. « Le maintien de tels taux d’incidence donnera de très hauts taux de présence du VIH à chaque nouvelle génération de gays », préviennent les scientifiques qui s’alarment notamment de l’explosion de la contamination chez les gays noirs américains, pour qui le taux d’incidence est de 4 % chez les 15-22 ans et 15 % chez les 23-29 ans. Au rythme de 4 %, 75 % des gays noirs américains aujourd’hui âgés de 20 ans seront séropositifs à 50 ans » (voir l’article « VIH : alarme chez les gays »).

En tout état de cause, et si les projections se vérifient dans l’avenir, la situation sociale et sanitaire des gais risque de poser un certain nombre de problèmes et d’exiger une vigilance accrue en terme de droits de la personne. Il va donc falloir redoubler d’efforts et d’attention !

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